Inanna, éclat d’or blanc

Après plus de 10 ans, j’ai ressorti de ma bibliothèque Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés. J’ai aimé la bribe de l’un de ses poèmes et j’aurais souhaité pouvoir en lire davantage… Mais il s’agit d’une publication privée. Je me contenterai donc de cet extrait.

 » Il est fréquent dans les contes de voir le personnage principal découvrir une étonnante vérité ou découvrir un trésor en tâtonnant dans le noir. Rien ne fait mieux ressortir la lumière, la merveille, le trésor, que l’obscurité. « La nuit obscure de l’âme » est devenu une sorte de cliché dans certains domaines de la culture. La récupération du divin s’effectue dans l’obscurité de l’Hadès ou de « là-bas ». La lumière du retour du Christ contraste avec le crépuscule de l’enfer. En Asie, la déesse du soleil Amaterasu jaillit dans l’obscurité derrière la montagne. Inanna, la déesse sumérienne, sous sa forme liquide, « se change en un éclat d’or blanc lorsqu’elle s’étend dans la trace fraîche d’un sillon de terre noire »*. Dans les montagnes du Chiapas, on dit que chaque jour, « le soleil jaune doit faire un trou, en la brûlant dans le noir de la huipil -la blouse- pour s’élever dans le ciel ». « 

* Extrait du poème « Come Cover Me with your Wildness », copyright 1980, C. P. Estés. Rowing Songs For the Night Sea Journey ; Contemporary Chants (publication privée 1989). 

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